FLUX

Cette nouvelle famille de sculptures est née en 2010.
Les pierres sont striées d'un graphisme profond, piège à ombre et miroir à lumière. Des aspects bruts, des "éclatés", répondent aux polissages révélant la profondeur cristalline des pierres, marbres, granit, dolérite ou encore basalte.
Accompagnant la pierre, des aciers patinés ou cirés viennent ensuite: dialogue des matériaux, l'espace s'ouvre, la circulation graphique s'amplifie. La famille se complète par des empreintes de papiers et les couleurs de gravures.
Ces "FLUX" sont peut-être l'écorce des arbres vigoureux et la sève qui les irrigue, les rides et les plis malicieux de nos peaux, les courants d'une rivière, les ondes laissées sur le sable par la mer, les sillons de la terre, promesses de moissons, les plissements géologiques millénaires...
Sans doute ces "FLUX" sont des fragments dynamiques, des séquences rythmiques, des vibrations, comme autant d'images arrêtées des circulations partout présentes, circulations de temps et circulations de matière.

Enfin, le plus sûr est de laisser parler Jean Giono:

  " La nuit bougeait. Elle avait les mouvements lents et souples, la liberté cosmique des mouvements du sang dans un homme ou un animal endormi ; la danse à laquelle doivent obéir les océans, la lune et les étoiles et qui entraîne doucement le sang quand la bête dort.
La nuit soulevait les odeurs de la terre ; le parfum du champ de narcisses ne montrait plus de fleurs mais à la fin de son déroulement sirupeux dans le ciel noir, il redescendait toucher la terre et Bobi seul dans le champ. "


extraits - Que ma joie demeure